• Anne-Laure Dallet

Sérieusement?

#spirituel #gourou #parodie #cliché #mouleàgauffre

On me demande parfois pour illustrer une affiche, si je peux transmettre une photo de moi avec un cheval. Il y en a qui s'interrogent sur le fait que je ne médite pas chaque jour. Certaines personnes me demandent aussi pourquoi je ne m'habille pas en blanc.

Sérieusement?

Ce ne sont pas les "codes" de m'as-tu vu (oserais-je dire vieux clichés?) qui feront que mon travail sera meilleur. Oui, cela rassurerait sans doute certains de me voir rentrer dans les cases toutes faites, tant pis, je prends le risque, mais quel risque d'ailleurs? Le risque que les personnes que j'aide puissent penser par elles-mêmes. 

Le risque de ne pas créer de dépendance ou gouroutisation (ça se dit pas).

Le risque d'attirer des personnes qui vont plus loin qu'un simple jugement hâtif.

Le risque de côtoyer des gens qui comprennent que c'est en étant nous-même que nous devenons unique!

Il m'arrive régulièrement de refuser des demandes quand je sens que les personnes me donnent trop de "pouvoir" en s'enfermant dans une dépendance, j'en suis triste. Pour eux, pas pour moi. Je suis parfaitement à l'aise avec le fait de refuser une demande mais ces personnes ont perdu une chose précieuse: la confiance en eux, savoir s'écouter. 


Être en photo à côté d'un cheval est devenu le grand classique de ceux qui pratiquent la communication animale. Il appartient à chacun de suivre ce diktat ou non, j'apprécierais juste que l'on ne cherche pas à me l'imposer. Que je fasse un soin ou une communication, je ne tiens pas la pose devant un appareil, je n'ai pas d'assistant photo à mes côtés et je ne prends pas non plus de selfie pendant une séance. Lorsque je pratique, je suis seule et l'unique chose qui m'importe, c'est de bien faire le soin ou la communication, pas d'être photogénique ou que l'on voit mon meilleur profil.

La méditation j'en ai fais il y a plusieurs années, en démarrant par des tranches d'1h, puis sans savoir dire pourquoi j'ai arrêté. Je m'y remets quand j'en sens le besoin, ni plus ni moins. Une pratique tout sauf régulière dont le seul but est de me recentrer. Ni mala, ni zafu, je n'ai pas eu l'occasion de refaire du yoga depuis bientôt 2 ans. Que de charges retenues contre moi, cela ne m'empêche pas de dormir pourtant. Et en même temps, lors de chaque communication, je suis un peu en méditation finalement.

Si je m'habille en bleu, vert, blanc, noir, marron, rose, rouge, orange, c'est parce que ce panel de couleurs m'égaie et me rend heureuse, cela contribue ainsi à un meilleur résultat dans mon travail. Dans les jobs passés, il m'est arrivé de démissionner, chaque fois la même raison: je ne prenais plus plaisir à travailler. Alors vraiment, oui, être à l'aise dans mes vêtements passera avant le fait d'obéir aux codes de la société ésotérique.

Une des règles du Reiki c'est de n'être attaché à aucun mouvement religieux ou sectaire. Pourtant ce code vestimentaire m'interroge: Pourquoi s'enfermer dans une boîte lorsque l'on prône justement le fait d'en être libre?


Les retours des bénéficiaires et de mes anciens élèves, suffisent à remplir mon coeur, je n'ai nullement besoin d'être reconnue par quelqu'un d'autre. C'est envers eux-seuls que je m'engage à faire du mieux possible.

Alors, ce que je pense du qu'en dira-t'on... sérieusement... j'ai le même sourire que ce Buddha.